LE LIEU DE COUCHAGE DU CHIEN ET SA CIRCULATION DANS LA MAISON 
  
                    Pour les maîtres la question se pose du lieu où l’on va faire dormir le chien. Faut-­il lui attribuer un lieu précis ? Peut-­on le laisser s’installer où il veut ? 
Contrairement aux vieilles idées reçues, il n’est pas nécessaire d’appliquer des recettes toutes faites autour de concepts tels que la hiérarchie.  

1. QUEL LIEU IDÉAL ?

                    Aucun lieu n’est plus indiqué qu’un autre. Il faut s’adapter au tempérament explorateur du  chien. Quand le chiot arrive le premier jour, il est judicieux de faire le test de l’isolement pour déterminer le tempérament du chien.

• Si le chiot gémit quand il se retrouve seul, le mieux est de le garder près de soi les premières nuits

• Si le chiot s’accommode de rester seul dans une pièce, on peut le faire dormir seul Les premières nuits, on peut aussi dormir dans la pièce où l’on veut faire dormir le chien par la suite pour le garder près de soi. Puis c’est l’humain qui se déplace. 
Le mettre dans une cage de transport pour apprendre la propreté par restriction de l’espace, pour pouvoir déplacer la cage facilement, pour habituer le chien à sa cage lors des transports et des vacances, est une technique intéressante. 
Par ailleurs, il n’est pas obligatoire de lui attribuer un seul lieu de couchage, et encore moins dans un lieu retiré où il serait interdit d’aller  lui rendre visite. Ces conseils anciens fortement teintés d’éducation hiérarchique est reconnue aujourd’hui par de nombreux scientifiques  comme dangereux pour une cohabitation pacifique avec sa famille humaine. 
Les hauteurs ne sont pas non plus interdites. 
Que le lieu soit choisi par le chien ou par le maître, il doit être apprécié du chien. 
Tout lieu peut être partagé entre le chien et ses maîtres, comme un canapé ou un lit. 
Il vaut mieux faire dormir le chien proche de l’humain s’il est craintif et méfiant pour installer une perception positive de l’humain et améliorer la confiance.

2. QUELS ESPACES DE CIRCULATION IMPOSÉS OU INTERDITS ?

                    Il n’est pas obligatoire d’interdire certains lieux. Il n’est pas obligatoire d’autoriser tous les lieux. Il vaut mieux être directif et limiter certains accès avec un chien très actif et à tendance fougueuse ou destructrice. A l’inverse, on incitera un chien timide à circuler et investir tous les lieux. 
Il est nécessaire pour l’autonomisation du chien de lui apprendre à savoir rester à distance de ses maîtres, derrière une porte fermée, ou enfermé dans une pièce ou une cage., pour le jour où il est nécessaire de l’écarter des activités humaines. 
L’humain doit pouvoir circuler partout dans son habitation sans être gêné ou empêché 
par le chien.
Il est important d’apprendre au chien s’il a droit ou non d’aller s’installer à un endroit Il faut apprendre au chien à s’installer précisément à un endroit (assis et couché) afin de pouvoir le reproduire dans d’autres lieux (hôtel maison d’amis, lieu de travail)

 

3. QUELLE MÉTHODE IDÉALE ?

• Les lieux interdits doivent l’être pour des raisons pratiques humaines et non au nom de concepts dangereux comme la mise en place d’une hiérarchie.

• Etre constant et cohérent dans les autorisations et interdictions

• Les lieux autorisés et recommandés doivent être appris positivement. Le chien autant que l’humain doivent y trouver leur compte.

• Le lieu de couchage doit être appris exclusivement par renforcement positif afin que l’approche de l’humain près du couchage ne soit  pas vécue comme une intrusion par un agresseur.

• Apprendre au chiot le panier au moment où il est fatigué, après une longue promenade ou un jeu prolongé, afin de se mettre en situation de réussite

• Se mettre à côté du panier et appeler le chien en s’accroupissant, ou en lui lançant un jouet dans le panier, et en prononçant un mot comme « panier » ou « couché »

• Dès que le chien rentre dans le panier, continuer de prononcer le mot en caressant le chien et en le récompensant.

• Ne pas exciter le chien, une fois dans le panier, avec un jeu.

• Le caresser longuement dans le panier pour le détendre, voire l’endormir

• Au début ne le caresser que dans ce lieu afin de l’inciter à y aller facilement sur ordre.

• Bannir tout ordre autoritaire, avec un renvoi menaçant vers le panier ; l’humain risquerait d’être perçu comme un agresseur par le chien qui ne le laissera pas s’approcher du panier.